Lutin News

Ce blog, est avant tout une veille personnelle. Il explore l’éducation, l’instruction, la Tech, l’IA, la révolution quantique, les sciences cognitives, la psychologie, la spiritualité et la physiologie du sport (entre autres 😉). J’y partage ma vision des choses et du monde.

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Propositions majeures de la Convention citoyenne sur les temps de l’enfant

Propositions majeures de la Convention citoyenne sur les temps de l’enfant

Pourquoi n’avoir pas associé plus largement des enseignants, des éducateurs ou d’autres professionnels de l’enfance – ceux qui connaissent leur métier et qui ont des choses à dire (même si l’implication de citoyens et de jeunes reste précieuse et légitime) ?

La Convention citoyenne sur les temps de l’enfant a en effet achevé ses travaux en proposant une restructuration des rythmes de vie des enfants – qu’il s’agisse des temps scolaires, périscolaires ou extrascolaires. Parmi la vingtaine de recommandations formulées, deux se distinguent : instaurer cinq jours d’école pleins par semaine dès l’élémentaire, et réduire de trois à deux le nombre de zones de vacances scolaires, sans modifier la durée totale des congés.


Principales propositions de la Convention

Voici une liste des décisions les plus populaires issues du rapport :

  1. Passage à cinq jours d’école pleins par semaine dès l’école élémentaire.
  2. Réduction du nombre de zones de vacances scolaires de trois à deux, tout en conservant le même nombre de semaines de congés.
  3. Création d’un « ministère de l’enfance ».
  4. Mise en place de « projets éducatifs de territoire » adaptés aux réalités locales.
  5. Mise en œuvre de plans de mobilité pour les jeunes : réduire le temps de transport scolaire à moins de 45 minutes entre domicile et établissement.
  6. Obligation d’une éducation aux usages du numérique à l’école.
  7. Interdiction des réseaux sociaux aux enfants de moins de 15 ans, avec vérification d’identité.
  8. Interdiction de la publicité sur les écrans à destination des enfants.
  9. Création d’un « droit de la parentalité » pour reconnaître et protéger le rôle des parents.
Jeunes enseignants en Europe : cap vers la sortie face à un métier peu valorisé

Jeunes enseignants en Europe : cap vers la sortie face à un métier peu valorisé

Voici un phénomène qui devrait encore s’accentuer dans la prochaine décennie, au regard du désintérêt croissant des étudiants pour les concours d’enseignement, qu’il s’agisse du primaire ou du secondaire. Euronews relaie en effet les résultats de l’enquête TALIS 2024 (de l’OCDE), qui montrent que les enseignants européens de moins de 30 ans sont particulièrement nombreux à envisager de quitter la profession, avec des taux avoisinant ou dépassant 40 % dans certains pays comme la Lettonie ou la Lituanie. Les raisons invoquées relèvent principalement de facteurs personnels ou familiaux (46 %), d’opportunités professionnelles hors du secteur éducatif (46 %) ou de la reprise d’études (42 %). La rémunération et le manque de reconnaissance politique et sociale jouent également un rôle déterminant : les enseignants satisfaits de leur salaire sont 25 % moins susceptibles de vouloir partir, tandis que, dans plusieurs pays, moins d’un sur dix estime que les décideurs accordent de la valeur à leur point de vue. Le constat est d’autant plus alarmant qu’il s’ajoute au vieillissement du corps enseignant, dont l’âge moyen atteint environ 45 ans, laissant présager une pénurie importante d’ici 10 à 15 ans.

Témoignage d’un élève qui a secoué la Suède

Témoignage d’un élève qui a secoué la Suède

Voici le témoignage (lien ici) d’un écolier à propos de l’école, qui a récemment secoué la Suède tout entière.

La Suède, plus grand pays de Scandinavie, jouit d’une excellente réputation dans le monde entier – pour son intégrité, sa fiabilité, son pragmatisme politique, sa culture populaire… et bien sûr, pour son système scolaire souvent présenté comme exemplaire. J’y ai moi-même enseigné. Et très honnêtement, il y a beaucoup à dire. Ce sont parfois de petits détails, qui rendent leur système plus humain et meilleur sur bien des aspects mais pas sur tout, évidemment.

Dans un article d’opinion publié par Dagens, Daniel Forsberg O’Reilly, 10 ans, élève à Stockholm, a vivement critiqué l’école suédoise. Il décrit un quotidien épuisant : classes surchargées, repas médiocres, journées trop longues, ventilation insuffisante… jusqu’à écrire :

« J’ai l’impression que tout le système scolaire est sous le contrôle d’un démon qui hait les enfants. »

S’il dit apprécier ses enseignants, il dénonce un système qu’il trouve figé, usant, déconnecté des besoins réels des élèves. Son témoignage, devenu viral, a été le plus lu du site. Il propose des changements concrets : des classes plus petites, plus de pauses, des journées plus courtes, et un début des cours plus tardif. Il rejette l’excuse du manque de moyens, rappelant que l’éducation doit être financée correctement, puisque l’État perçoit des impôts. Plusieurs enseignants ont soutenu publiquement sa prise de parole, affirmant qu’ils dénoncent les mêmes choses depuis longtemps – sans être entendus.

Bientôt plus de professeurs ?

Bientôt plus de professeurs ?

Dans la version précédente du blog (envoyée en avant-première aux abonnés), je vous alertais déjà sur une vague imminente de recrutements dans l’Éducation en France. Aujourd’hui, je vais vous montrer qu’il ne s’agit pas seulement de la France : c’est bel et bien une crise globale qui est en train de se dessiner.


Aujourd’hui, un nouvel article vient confirmer cette tendance, en parlant carrément d’une crise mondiale des vocations. Et cette expression n’est pas exagérée. Elle pointe un phénomène systémique, profond, qui dépasse les frontières et les contextes nationaux. Arrêtez-vous un instant et mesurez bien ce que cela implique : si le problème est mondial, c’est que sa cause l’est aussi. Ce n’est pas un simple ajustement budgétaire ou une réforme mal pensée. C’est un signal d’alarme qui doit alerter tout le monde !

L’Unesco estime qu’il faudra recruter 44 millions d’enseignants d’ici 2030, principalement en Afrique sub-saharienne et en Asie. Ce chiffre, à lui seul, donne le vertige. Mais plus frappant encore : même dans des pays historiquement bien dotés, comme la Finlande, on observe une hausse inquiétante des démissions, en particulier chez les jeunes enseignants. Salaires, statut, conditions de travail… plus rien ne suffit à retenir ceux qui, autrefois, entraient dans cette profession avec conviction.

Chine : le chômage des jeunes atteint un nouveau sommet historique

Chine : le chômage des jeunes atteint un nouveau sommet historique

« Laissez donc la Chine dormir, car lorsque la Chine s’éveillera, le monde entier tremblera. » Cette phrase que l’on attribue à Napoléon résonne aujourd’hui avec une étrange ironie.

Car la question n’est plus seulement de savoir quand la Chine s’éveillera, mais ce qu’il se passera lorsque sa jeunesse, désabusée et sans perspectives, se réveillera à son tour — non pas dans un élan conquérant, mais dans un sursaut de colère.


En août 2025, le taux de chômage chez les jeunes urbains chinois a atteint un nouveau sommet historique de 18,9 %, selon les chiffres relayés par Caixin et rapportés par Courrier International. Un chiffre froid, mais lourd de sens car en Chine, plus qu’ailleurs, la jeunesse a toujours été un catalyseur de changements profonds, voire de ruptures politiques.

Plus de filles moins de garçons ?

Plus de filles moins de garçons ?

L’hebdomadaire The Economist observe un changement démographique mondial inédit : la préférence traditionnelle pour les garçons s’inverse au profit des filles.

Autrefois valorisés pour perpétuer le nom, les biens ou le pouvoir, les garçons perdaient peu à peu leur statut privilégié. Aujourd’hui, dans de nombreuses régions historiquement patriarcales comme la Chine, l’Inde ou le Mexique, des parents expriment une préférence croissante pour les filles, allant jusqu’à modifier leurs choix de fécondation.

Ce revirement s’explique par des facteurs sociétaux et économiques : les filles réussissent mieux à l’école, sont plus autonomes, plus présentes auprès de leurs parents âgés et perçues comme moins exposées aux risques sociaux.

Aux États-Unis, une étude de l’université de Cornell révèle que des couples s’arrêtent à un enfant lorsque celui-ci est une fille, ce qui n’était pas le cas auparavant. Ce phénomène se répand aussi en Scandinavie, au Portugal, en Lituanie ou encore aux Pays-Bas, même si la France ne dispose pas encore de données probantes.

Cette mutation n’est pas perçue comme une mode, mais comme un choix rationnel : avoir une fille est désormais considéré comme plus avantageux et plus sécurisant à long terme, transformant profondément les mentalités.