L’hebdomadaire The Economist observe un changement démographique mondial inédit : la préférence traditionnelle pour les garçons s’inverse au profit des filles.
Autrefois valorisés pour perpétuer le nom, les biens ou le pouvoir, les garçons perdaient peu à peu leur statut privilégié. Aujourd’hui, dans de nombreuses régions historiquement patriarcales comme la Chine, l’Inde ou le Mexique, des parents expriment une préférence croissante pour les filles, allant jusqu’à modifier leurs choix de fécondation.
Ce revirement s’explique par des facteurs sociétaux et économiques : les filles réussissent mieux à l’école, sont plus autonomes, plus présentes auprès de leurs parents âgés et perçues comme moins exposées aux risques sociaux.
Aux États-Unis, une étude de l’université de Cornell révèle que des couples s’arrêtent à un enfant lorsque celui-ci est une fille, ce qui n’était pas le cas auparavant. Ce phénomène se répand aussi en Scandinavie, au Portugal, en Lituanie ou encore aux Pays-Bas, même si la France ne dispose pas encore de données probantes.
Cette mutation n’est pas perçue comme une mode, mais comme un choix rationnel : avoir une fille est désormais considéré comme plus avantageux et plus sécurisant à long terme, transformant profondément les mentalités.



