En tant qu’enseignant, j’ai longtemps pensé que l’intelligence artificielle allait favoriser une forme de paresse intellectuelle.
Et c’est exactement ce que je constate chez bon nombre de collégiens et lycéens lorsqu’il s’agit de faire leurs devoirs.
Mais l’IA ne se résume pas à cela. L’auteure de cet article rappelle que l’IA peut aussi devenir un réel levier pédagogique :
- différenciation des parcours,
- accessibilité renforcée,
- guidage personnalisé en temps réel.
Les promesses de l’IA sont bien là. Le risque, en revanche, c’est de pousser trop loin la délégation cognitive : faire résumer, rédiger, résoudre à la place de l’élève et que ce dernier ne développe pas ses faculté cognitive (lecture, analyse, synthèse, logique, critique, culture etc…) comme il se devrait par rapport à sa classe d’âge
Plutôt que de tomber dans l’opposition stérile entre tout interdire ou tout autoriser, elle appelle à imaginer des usages responsables, où enseignants et élèves gardent une vraie maîtrise de l’outil. Son modèle propose d’ailleurs six niveaux d’engagement avec l’IA, pour penser des pratiques pédagogiques qui forment sans déresponsabiliser (voir le lien pour en savoir plus).



